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3 septembre, 2009

Posté par slmh dans : POLITIQUE , ajouter un commentaire

    suc52809.jpg        S dans POLITIQUE SUC52809alut, je suis Savané Ali Sy étudiant ivoirien en Master Droit des affaires, je suis un féru de littérature, d’histoire et surtout de politique. Bienvenue sur mon blog : il a pour finalité première de vous faire partager de par mes textes : mes points de vue et analyses sur l’actualité de la cote d’ivoire et de l’Afrique. Vos commentaires et points vue surtout les plus radicalement opposés aux miens  sont les bien venus. Celui qui diffère de moi loin de me léser m’enrichit dit l’adage. Veuillez juste laisser vos nom et mail et essayez de vous abstenir de propos injurieux, calomnieux, xénophobes et autres.  Bonne lecture donc sur votre blog.SUC52809 dans POLITIQUE

4 septembre, 2009

Posté par slmh dans : POLITIQUE , ajouter un commentaire

                                                        DE(BAC)LE

 

Catastrophe, surprenant, indignant, décevant…. On pouvait lire sur les premières pages des journaux ivoiriens du mercredi 29 juillet 2009. Pour ceux qui ne l’auront pas compris c’est l’ouverture de la quinzaine de  la fausse indignation en cote d’ivoire (on le fera peut être pendant une semaine: activité électorale y oblige). Cette fois ci la cause du réveil des médecins post- mortem et des ouvriers de la 25 eme heure : c’est les résultats du baccalauréat  session 2008-2009, ou du moins les résultats de la débâcle au baccalauréat. Autant que nous sommes : journalistes, syndicalistes, parents d’élèves, professeurs, intellectuels de salon et peut être même l’auteur de cette modeste contribution dans le balle des papelards, nous faisons mines d’être ébaubis.  Plus je prends acte de cette tartufferie d’intellectuels, plus me viens à l’esprit cette belle pensée de BOSSUET ‘’ Dieu se rit des personnes qui pleurent les effets dont elles chérissent les causes’’. Permettez-moi tout de même chers lecteurs de réagir à cette claque qui nous a été donne par les résultats de la débâcle.

Les résultats de la débâcle sont donc tombés : 80% d’échec, 13% pour la série D (elle est la série ayant présentée plus de candidats), Séguéla 5%(dernier de toute la code d’ivoire)…. Bref les résultats on été très mauvais, le dire de cette manière est un  euphémisme. Surement les plus mauvais résultats de ces dix dernières années, peut être de toute l’histoire de la cote d’ivoire. Au risque de choquer certains, mes premiers mots seront d’abord à l’égard des étudiants ivoiriens : félicitations donc Messieurs et mesdemoiselles les étudiants pour  ‘’ce gros20% ‘’  qui représente ’’ beaucoup’’ (ironie mise à  part),  à plus bas résultat nous nous attendions à vrai dire,  vu que tout les ingrédients pour un échec collectif et durable étaient réunis. Avant d’y arriver arrêtons juste quelques secondes sur le vocable  suivant, résultat : C’est ce qui résulte d’un fait, d’une action. Dans la sphère scolaire ou estudiantine  il  peut être perçu comme l’échec ou la réussite que nous pouvons croiser aux examens selon que nous les ayons bien ou mal préparés. Donc la première et logique  question sera : avons-nous bien préparés nos examens ? Nos étudiants étaient t’ils en d’autres termes prêts pour affronter ces examens  ouvrant la porte aux études supérieures ? Par l’affirmative nous ne pourrons répondre à moins que de folie nous ne soyons  atteint. Les raisons de ces résultats catastrophiques pourraient faire  l’objet de tout une encyclopédie tellement elles sont patentes et nombreuses, je n’en citerai pour ma part que quelques unes.                                                                                                                                                                                                               Année scolaire vous avez dit ? Que pouvions nous réellement espérer de nos ‘’pauvres’’ étudiants, lorsque des neuf mois sensés constituer une année scolaire ils n’en font que la moitié pour les plus chanceux ? En cote d’ivoire nos travailleurs ont le chic des grèves longues et souvent inutiles (héritage français je pense), et cette année scolaire à été jalonnée  par de nombreuses manifestations du corps professoral pour l’obtention d’avantages salariaux. Ces manifestations étaient marquées par des interruptions de cours pendant des périodes allant d’une à deux semaines voir même plus. A ces manifestations ajoutons les quelques sots d’humeur de la fesci et des étudiants eux même à l’approche des congés de fin d’année, en plus des interruptions des cours pour ‘’la grande cause patriotique’’… Déjà qu’achever les cours en période normale était fait rare et demandaient un effort herculéen de la part de nos professeurs ; alors réfléchissons un peu à ce qu’a été cette année scolaire, qui n’en a pas été une en réalité. Cette année les étudiants ivoiriens ne sont tout simplement pas allés à l’école.    

De la banalisation de l’école : l’une des non moins importantes caractéristiques de l’école et des études en général est qu’elle est perçue par beaucoup d’étudiants  comme un puissant moyen d’ascension sociale, en d’autres termes les étudiants sont enclins à  aller à l’école quand ils sont convaincus que pour ‘’réussir’’ (comme on le dit dans le vulgo ivoirien) ils sont obligés d’y aller.  Combien d’entre nous peuvent se venter d’avoir eu des frères ou amis ayant ‘’réussi’’ après avoir obtenu le bac, fait  des études  supérieures à l’université  ou autres grandes écoles (boutiques) ? Si oui combien sont-ils ? Bien au contraire depuis quelques années le message que notre société envoie aux étudiants c’est que nos diplômes ne peuvent nous servir qu’à la gestion des cabines téléphoniques, devenir orateur a la ‘’Sorbonne’’, vendeur de CD piratés, disc jockey… Quel crédit voulons nous donc que nos plus jeunes accordent à leurs études ou à leurs écoles quand ils passent toute leur adolescence à coté de ces grands frères maitrisards, licencies qui n’ont ni emploi ni situation enviables. De notre école, ils retiennent donc : qu’elle ne sert plus à rien, puisqu’elle n’offre comme débouché que des pseudos emplois  ou même pas d’emploi. Exception faite bien sûre à ceux ou celles d’entre eux qui même sans diplômes ont ‘’le bras long’’  ou de belle paire de fesse. Halte donc aux ‘’manchots’’ et autres’’ socio-handicapés’’ du système.          La conséquence devient ceci : les étudiants en grande majorité ont tout simplement perdus confiance en tout un système et ils  vont à l’école soit sur pression des parents (pour ceux sur qui les parents ont encore un ascendant), ou pour y apprendre autres choses que des cours (suivez donc mon encre). La relation élève- école est  donc devenue soit un ‘’mariage forcé’’ ou sans cause qualitative. Quand il en est ainsi, il est pavlovien de bien évidement se retourner vers une énième solution pouvant nous assurer ce qu’ailleurs, nous espérions avoir.

Nouvelle école et ‘’valeur’’  ivoirienne : lorsqu’ on a des élèves qui ne vont pas continuellement à l’école, qui n’ont plus aucune confiance en cette école du moins comme ascenseur sociale et qui de surcroit aspirent à ‘’réussir’’. Le pire qui puisse arriver c’est de laisser libre cour au règne de l’indiscipline, médiocrité, la facilité. Et au risque d’heurter le ‘’patriotisme’’ de certains il apparait clairement que le peuple ivoirien est l’un des plus indiscipliné, cupide… de l’Afrique de l’ouest sinon de l’Afrique (la guerre y est pour beaucoup), et le plus grave est que cet état de fait ne semble choquer personne (mon point de vue a cet sujet est que cet état de fait est volontairement  entretenue par une certaine classe politique ivoirienne).  Pour revenir donc aux étudiants ivoiriens : ceux-ci n’ont plus qu’à se tourner vers les succédanés que nous offrent la télévision et la société.Ces succédanés ne sont rien d’autres que les contres exemples tels WATTAO, les ministres filous, AL MOUSTAPHA…  nos nouveaux héros cathodiques, ou des piètres ‘’artistes’’  qui en plus de distiller ce mauvais art que BAUDELAIRE nommerai ‘’ produits avariés d’un siècle vaurien’’ sont reconnus par tous comme des cyber-pirates. Les archétypes  dans nos cités et nos quartiers plutôt que d’être des personnes exemplaires sont donc des voleurs, des jeunes filles  qui ne doivent leur réussite qu’a la proportion de leurs fesses et seins, les ministres voleurs… D’où le fait que les jeunes élèves laissent les salles de classes pour des cybers, maquis, ou pour aller se ‘’chercher’’,   et dans ce désordre ceux qui ont la malchance de vouloir garder la tête haute sont plutôt ringardiser. A quoi devons nous nous attendre quand notre société à transhumer du règne d’Athéna à celui de Bacchus Ploutos et hermès… ?     Les étudiants ivoiriens n’ont  plus de repères, la société ivoirienne dans laquelle ils vivent est atteinte d’anomie, pour les plus sceptiques il n’y a qu’a se fier aux nombres de vidéos ou scandales à caractère pornographique qui ont circulés en moins d’un an sur la cote d’ivoire et les timides réactions qu’ils ont suscités pour comprendre que les ivoiriens ont finir par s’accommoder à l’anormal ou plutôt à la nouvel norme.  A moins d’avoir la chance d’étudier à l’extérieur comme en rêvent de nombreux étudiants qui croient encore à l’école ; étudier en cote d’ivoire semble ne plus avoir grand avantage.

Des 5% de Séguéla : le nord autrefois partie de la cote d’ivoire qui réalisait de bon résultat au baccalauréat est aujourd’hui la région qui a le plus faible résultat au bac. C’est à la ville de Séguéla  qui ‘’ décroche la timbale’’, elle est dernière de toute la cote d’ivoire. Pour ma part j’espère que ces résultats donneront matières à réfléchir aux thuriféraires  de la rébellion qui à fait reculer le nord de plusieurs décennies. Cette rébellion qui a transformée nombreux de nos brillants étudiants en guérilléro, garde de poste, vendeur de carburant… Pendant qu’au sud ce qu’il reste des étudiants ivoiriens partait à l’école, nombreux de nos frères étaient  du fait de la guerre à la maison, soit au front … bref ils ne faisaient rien qui puissent permettre de réaliser de bons résultats. Et  lorsque le vent de la fausse ‘’réconciliation’’ à sonner des intellectuels ont jugés utiles que ces étudiants (leurs enfants sont surement dans de grandes universités ailleurs) devaient repartir à l’école sans même tenir compte de toutes les lacunes accumulées, le résultat quelques années plutard c’est 5% au bac. Peut-il avoir surprise en la matière ?  Prenant acte de cette causalisation somme toute non exhaustive de notre échec, arrêtons de faire mine d’éberlué et essayons donc de trouver des solutions.

Pour éviter les 2 ou 1% dans les années à venir : bien que notre pays traverse un moment assez difficile aujourd’hui, il dispose d’assez de moyens pour pouvoir sortir son école et son système éducatif du marasme dans lequel il est.                                                                    

Mettons l’école au dessus de nos appartenances politiques : l’école est et doit demeurée républicaine, elle doit donc être mise ‘’hors champ’’ des batailles politiques. Les étudiants et élèves doivent cesser d’être des instruments au service des ambitions de nos politiciens. Tous ces syndicats de professeurs et instituteurs et étudiants inféodés aux partis politiques doivent donc au nom de l’intérêt national cessé ces grèves (ce n’est point une renonciation au droit constitutionnel de grève) n’ayant pour but qu’empêcher la gouvernance de tenants du pouvoir(le fpi est à mon avis le précurseur de ce genre de pratique) en comprenant une bonne fois pour toute que les perdants sont les étudiants : c’est-à-dire la future classe dirigeante, donc le pays tout entier et non les politiques.                                                                       

L’école priorité nationale : puisque à l’heure des campagnes électorale nous sommes, il ne sera pas inopportun d’exiger de nos candidats qu’ils fassent de l’école une priorité nationale. A cette impression de débudgétisation de l’école que nous avons, doivent être substituée une surbudgétisation de l’école, si à une certaine époque de notre histoire l’état allouait plus de 40% du budget au système éducatif ; alors rien n’empêche qu’on le refasse aujourd’hui,  la nécessité de le faire est même capitale. Qu’on ne sorte surtout pas la fameuse argutie des ‘’caisses vides’’ ou du ‘’fait de la guerre’’, ce n’est que fumisterie et nous ne l’ignorons point. Lançons nous dans la construisons donc des nouvelles universites, des écoles d’ingénieurs, dotons nous de laboratoires… à la place de ces vétustes facultés Houphoutiennes. Faisons le en lieu et place de parlement et sénat qui ne servent à rien de surcroit.                

De la dissolution de la fesci et autres syndicats : je ne fais point de la fesci la seule cause de l’échec de l’école ivoirienne (elle a autrefois servie de nobles causes), elle n’y est tout de même pas totalement  étrangère. Et il est clair aujourd’hui qu’au lieu d’être une arme de défense des intérêts des étudiants ; elle est plutôt un instrument au service d’intérêt et des hommes politiques, cela en plus des nombreux loubards, nervis et autres délinquants qui se prévalent de son étendard pour commettre des actes inimaginables. La fesci et tous les autres syndicats estudiantins  doivent donc tous simplement être dissouts pour une durée allant d’une à deux années (une fois de plus loin de moi l’idée de renoncer au droit d’association ou de grève), parce que l’intérêt national est à mon avis le nec plus ultra des priorités. Cette mesure doit cependant inclure d’autres moyens permettant aux étudiants de revendiquer de manière plus civique, et les unes ou deux années de trêves syndicales devront permettre aux politiques de mettre de l’ordre aux seins de ce maelstrom syndicale estudiantin.

De la refonte du système éducatif ivoirien : puisque la force d’un grand pays se trouve dan sa capacité à s’adapter aux réalités de son temps, la cote d’ivoire qui se veut un grand pays n’a point le droit d’échapper à cette règle. Nous pouvons à cet effet exploiter la piste du système des étudiants sportifs, nombreux de nos élèves et étudiants pétris de talent rêvent tout en allant à l’école de ressembler à Drogba, Gnegneri, Aruna, Zokora…  Ceux-ci en grand nombre  finissent le plus souvent par abandonner l’école au profit de captieux centres de (de)formation  qui se sont spécialisés dans un nouveau genre de commerce : le trafic  de joueurs (ces centres font beaucoup de victimes dont un grand nombre dans les pays magrébins : nous y reviendrons dans un autre  article). Le sport n’est pas le seul domaine à exploiter : la musique, le théâtre, la comédie en sont aussi plein d’autres qu’on  gagnera  à promouvoir : songeons donc  à  intelligemment les intégrer à notre système éducatif par le truchement de certaines branches spécialisées pour ceux ou celles qui désirent les faire (ils en existent). 

De la revalorisation de l’école : il s’agit de redonner à l’école la place qu’elle  mérite: un temple ou se distille le savoir et aussi un moyens d’ascension sociale. Faisons donc à outrance pourquoi pas son apologie. Cela ne doit pas bien entendu pas être actions vaines.  A nos meilleurs étudiants offrons donc des bourses d’études dans des prestigieuses universités mondiales, offrons leurs des vacances dignes de héros ayant accomplis des taches d’un  intérêt capital, présentons les fièrement dans nos émissions télé créons des emplois pour nos diplômés, balayons la corruption de nos concours (surtout l’ENA),  affriolons nos plus jeunes en leur faisant miroiter  des modèles concrets de réussite social acquise via les études, vantons les bienfaits de l’école et nous verrons  par la suite les résultats…

Ceci dit, à l’année prochaine à la même période pour un nouvel long article et une nouvelle liste de propositions.

 

                                                                                                                       S-A-S

              

3 septembre, 2009

Posté par slmh dans : POLITIQUE , 2 commentaires

         GENERATION 80 : REVEILLONS NOUS.

« La première des vertus est le dévouement à la patrie » NAPOLEON Ier

   Aujourd’hui c’est un truisme de dire que la cote d’ivoire va mal, pis : mon pays est au pinacle de tout  ce qui pouvait lui arriver de plus dramatique et pitoyable, la cote d’ivoire va très mal, la cote d’ivoire va trop mal, la Côte D’ivoire s’engouffre dans les méandres du catastrophique. Il en est ainsi depuis une bonne dizaine d’années, et cet état de fait s’est hypertrophié depuis le 19 septembre 2002.  19 septembre 2OO2, date marquée indélébilement dans la tête de nombreux ivoiriens, comme l’a été le 11 septembre dans la tête de nombreux américains, et comme l’ont été de nombreuses dates dans la tête de nombreux peuples depuis les premiers vagissements de notre siècle. 19 septembre 2002 jour cauchemardesque des récoltes conséquences de nos inconséquences et de celles encore plus grandes de nos caciques. Septembre 2002 mois où nos chérubins déjà moribonds ont pris la poudre d’escampette, septembre 2002 où les coups de feu ont chantés le thrène de ma mère patrie, 19 septembre ou nous calanchions… Comme j’aurais voulu que tu sois rêve 19 septembre 2002, que tu ne sois même pas. Mais hélas tu es, et je te hais. Tu es, et tu étais prévisible. 19 septembre 2002 … C’est en effet à cette date que nos pseudo-révolutionnaires, ces ‘’Guevara’’  des temps modernes ont pris les armes pour combattre l’injustice et lutter contre nos tares sociales. Depuis, 7 printemps sont passés, le temps a fini par lever le voile sur le fatras des événements que nous avons connus. Concernant la nébuleuse rébellion ivoirienne  tout est désormais clair : elle n’a été qu’une imposture de plus, comme de celles dont notre pays a fini par s’acclimater depuis des dizaines d’années. Le temps nous a permis de comprendre. Le temps, Baudelaire nous en rappelait la belle laideur quand il nous disait a travers ces mirifiques vers :

« …Souviens-toi que le temps est un joueur avide ,Qui gagne sans tricher, à tout coup !c’est la loi … »                   

Et bien, derechef en cote d’ivoire le temps a gagné, en plus de gagner il nous a fait gagner à nous  ivoiriens, il nous à fait découvrir la vraie face de nos ‘’libérateurs’’ et de nos ‘’rebfondateurs’’ ; celle d’une bande de filous et de félons. Le temps nous a surtout permis de comprendre que les armes sont inefficaces pour la résolution de  nos contradictions. 

‘’Le mérite’’ que nous devons ou pouvons tout de même reconnaitre à cette rébellion, c’est de nous avoir dessillé car nous savons tous aujourd’hui que toutes ces vexilles de la xénophobie, discrimination, tribalisme, ‘’ethnicisme’’, ‘’l’ivoirité’’( je pense que ces maux existent vraiment chez nous comme dans tout les pays , qu’ils ne sont pas les seuls problèmes de la cote d’ivoire et que les armes ne peuvent assurément pas les solutionner) qu’on nous brandissait n’étaient que de la paille a l’œil . Tout est question de partage de pouvoir et rien d’autre, le sort des masses ne vaut pas le radis des politicailleries de nos politicards. Il suffit d’analyser les actes qu’ils posent tout en se familiarisant à la kyrielle d’accords qu’ils signent pour en être convaincu. Ces accords et les solutions qui y sont proposées : je n’arrive jusque la pas à les intégrer à mon psychique comme pouvant être les curatifs de toutes les souffrances des ivoiriens. A tord peut être ?

Au-delà des verbiagénations de nos politicards, la cote d’ivoire ne s’est jamais portée aussi mal.  La concaténation de faits et d’actes indignes des masses ivoiriennes et aussi déplorables les uns que les autres sont monnaies courantes chez nous : cybercriminalité, apologie de la médiocrité, culture du non savoir, prostitution, extrême prévarication, grand banditisme, alcoolisme, chômage, pornographie…tels sont les nouveaux éléments définitionnels des éburnéens ; peuple autrefois si beau, si bon, si fier…  Un crime est en commis contre l’avenir de tout ces jeunes qui auraient pu ou du faire florès en médecine, architecture, aéronautique, droit, économie, physique, chimie… Les jeunes ivoiriens sont aujourd’hui les orfèvres de toutes les pratiques peu et non enviables que sont le viol, l’amour du vice, l’immoralité, l’escroquerie… Notre havre de paix et de bonheur a tout simplement perdu de sa superbe. Cette situation va crescendo sans que personnes ne s’en émeuvent, oubliant ainsi que dans un pays, une nation, un Etat… lorsque tout va mal ceux qui ont la possibilité d’agir ont le devoir et la responsabilisé de le faire. C’est même un impératif catégorique. Mais nous que faisons nous ? Rien tout simplement. La génération 80,la salvatrice, la porteuse d’espoir dort sans inquiétude pendant ce temps, elle est dans un mutisme inquiétant et surtout dans une quiétude édénique. Elle a franchit le rubicond de l’insouciance collective en devenant même spectatrice joyeuse de ce nouveau chapitre du film de notre autrefois beau pays. Ce chapitre qui sera peut être celui de son naufrage, soyons en sûrs nul ne sera épargné.                                                                              

Ma génération 80, que  devrais-je donc te dire sans mal dire et te faire (ré) agir ? A toi  que devrais-je dire sans mentir et médire ?  Ma génération 80, parce que nous devons bâtir, et parce que nous ne devons et pouvons trahir. Ma génération 80, parce que ceux qui naquit 40, 30, 20 ans avant toi n’ont pas réussit, et parce que nombreux de ceux qui naquit 10 ans avant toi  n’ont pas rompu les amarres d’avec la facilité, le népotisme, la course folle pour l’argent au prix de l’honneur. Parce qu’ils on choisi l’indignité au mépris des souffrances des ivoiriens que nous sommes. Parce que tout simplement parce que tu es ivoirien tu n’a pas le droit de ne rien faire.  Ceux qui naitront  20, 30, 40 ans après toi  t’interrogerons, tiens en compte. Ma génération 80 lors de cet interrogatoire si présent et futur de ceux et celles qui seront tes fils, tes filles, nièces, neveux et tout simplement tes compatriotes. Tu ne devrais pas avoir le regard de la mère, du père, de la tante  l’oncle pétochard qui n’a rien su et pu faire pour aider son pays : l’héritage qui lui a été confié. Tu dois agir et tu en a la devoir.                                                     

Sais tu que tu es le rempart de la cote d’ivoire ? Ne soit pas je m’en fichiste. Soit en sure personne ne viendra sauver ta ‘’mère’’ a ta place. Comprend le indubitablement, c’est toi qui lorsqu’on voudra encore apporter la graine de ces fruits plantés et muris sous d’autres tropiques que sont le socialisme, le marxisme, le trotskisme, le libéralisme… devra dire : ivoirisme, africanisme. Cette flamme prométhéenne dont a besoin notre ‘’mère’’ et ses enfants est en toi et entre tes mains  et celles de personnes d’autres, encore moins celles hypocrites et ensanglantées de tout ces  ‘’salvateurs’’  mais couards  ‘’bravetchès’’ qui te prêchent cet évangile galvaudé et qui ont fini pas te faire croire qu’ils sont les deu ex machina de  ta vie et de celle de millions d’ivoiriens. Laisseras-tu notre navire saborder ? Sera tu complice de la liquidation de notre ‘’mère’’ ? Non, non, non j’espère.                                                                                   

 Didier, Stéphanie, Cyriaque, Mikael, Mankan, Mohamed, Fatou, Fofana, Cédric, Bénédicte, Elsa… qui devra donc mettre de l’ordre dans ce désordre tous azimut dans lequel vit ta ‘’mère’’ ? L’autre surement pensez-vous. Cet autre qui n’est pas vous, cet autre que vous croyiez être parce que vous n’êtes pas. Cet autre que vous n’avez jamais voulu être, cet autre que vous n’avez jamais su être. L’autre : réponse lâche de nos carences et latences, réponse qui finira par nous donner la potence. Honte à vous pour qui la cote d’ivoire n’est qu’un mistigri de plus. Ma génération 80, regarde autour de toi, regarde cette jeune fille de moins de 14 ans qui s’est spécialisée dans l’art de faire des fellations à des vieux pervers rien que pour pouvoir vivre, regarde cette jeune étudiante qui se prostitue pour pouvoir étudier, regarde cette mère de famille obligé elle aussi de se prostitué pour pouvoir offrir de quoi manger a ses rejetons, regarde ces jeunes garçons aujourd’hui fièrement délinquants, cyber pirates, braqueurs, rebelles, pédophiles. Suit pendant que tu danses et chantes le regard accusateur tel celui de Abel regardant Caen de cet adolescent mort faute de nourriture …N’es tu pas concerné par tout cela ? Suffit t-il d’être directement touché pour agir ? Crois-tu ne point être directement touché ?  Crois tu que tu ne seras jamais touchés ? Malheur à ceux de nos enfants qui grandiront dans ce que sera notre cote d’ivoire si on ne fait rien

Maintenant regarde-toi si coupable, si muet. Regarde-toi, si complice de l’imposture. Regarde-toi minimaliste, regarde-toi eternel intellectuel de salon, grand vitupérateur inaudible, regarde-toi suffisant pensant qu’il suffit d’engranger une tonne de diplômes nécessaires  à satisfaire ta sale et imbue petite gloriole. Regarde toi honteux : pensant qu’il suffit d’un bel emploi, d’une belle maison, de ‘’belle femme’’, d’enfants que tu croiras avoir bien éduqué pour pouvoir être homme. Quand bien même tu auras peut être tout ça, honteux tu seras et honteux tu demeureras parce que ton oasis de ‘’bonheur’’ sera dans un océan de misère.  Génération 80, l’heure n’est plus  à l’écoute des sonorités sur lesquelles on ne peut que danser et chanter. Regarde toutes ses souffrances autour de toi et souviens-toi qu’en toi coule le sang de HOUPHOUET, Sankara, Lumumba, Nkrumah, Martin Luther King, Malcolm X…  Jamais tu n’oublieras que sommeille  dans ton épiglotte la verve chaude, révolté, iconoclastes et ‘’destructrice’’ de tes ‘’pères’’ Senghor, de Damas, Diop. Sort de ta errance et fais tien ces vers réconfortants de Césaire a son peuple   :

 Partir…  j’arriverais lisse et jeune dans ce pays mien et je dirais a ce pays dont le limon rentre dans le limon de la composition de ma  chair : « j’ai longtemps erré et je reviens vers la hideur désertée de vos plaies. » Je viendrais à ce pays mien et je lui dirais : « Embrassez   sans criantes…Et si je ne sais que parler c’est pour vous que je parlerai. » Et je lui dirai encore : « Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche, ma voix celle des libertés qui s’affaissent au cachot du désespoir.

Alors, agit, vitupère, rentre dans ton dies irae, ne laisse plus personne mettre ton avenir en péril, fait ta mue et débarrasse toi de cet exuvie d’impuissance qui te fait lambiner. Unissons nous, coalisons nous, formons nous, ensemble soyons la ligne avant-gardiste du front du refus de la capitulation de notre état. Réfléchissons tous a ce que nous pouvons et devons faire pour notre pays dans quelque domaine que se soit, pensons a notre pays et a son changement copernicien, nous en avons la force et le devoir.  Notre réussite sera celle de millions d’ivoiriens, et celle d’un nouveau départ. Celui de toutes les promesses, de tous les changements qualitatifs, celui de l’égalité, de la fraternité, celui d’une nation forte unie et prospère. L’inimaginable option de notre échec, je n’ose plus y penser, je préfère l’annihiler. Contrairement a KARL MARX je ne veux pas avoir dit et écrit tout cela que pour sauver mon âme.

                                                                                                                     SAS

 

                                                          

                                                                                                                                                                                                                                       

          

 

 

 

 

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                                     DADYS

Dadys, moi c’est Ali. Moi ? Oh je ne suis rien. Surtout à coté de vous aujourd’hui si grand et fort, à cote de vous devenu le premier des guinéens. Je suis quand même un Africain, donc concerné par ce qui touche l’Afrique et donc la guinée : pays que le hasard aurait pu faire mien. Bref, je suis de ceux qui malgré tout continuent à aimer ce continent et à lui prédire un avenir extra ordinaire. Cette missive à vous dédiée, vous ne la lirez jamais, j’en suis presque sûr : c’est aussi cela l’Afrique une fois aux affaires très loin deviens le bas ; je l’écris nonobstant  tout, parce que c’est la seule arme que j’ai et indélébile on dit qu’elle est. Je l’écris donc pour l’histoire, la mienne peut être.

A la mort de Conté qui fit 25 ans de règne (3 avril 1984), tordant une énième fois le coup à la constitution, vous avez pris le pouvoir illégalement (bof on à  fini par s’y habituer). Vous  êtes  maintenant ‘’l’homme fort’’ comme on le dit chez nous en Afrique, celui qui a le pouvoir, donc des responsabilités : ces dernières j’espère que vous les connaissez. Mais sait on jamais je vous en rappellerais quelques unes tout de même : réellement démocratiser la guinée, finir avec le népotisme, la corruption, redorer le blason de ce beau pays à l’échelle internationale, en finir une bonne fois pour toutes avec médiocre politique menée par vos prédécesseurs… Président Dadys, je pourrais faire une longue liste de tout ce que vous devez faire : mais je vous parlerais plutôt de ce que vous ne devez pas faire.

Dadys, parce que la guinée a traversée de très durs moments, parce que la guinée a besoin de renouveau… vous devez faire attention. À quoi me demanderez-vous? Eh bien  à cette dangereuse chose que vous venez de cueillir : le pouvoir je vous dirai donc. Vous êtes capitaine d’armée, comme il est beau et grand ce grade, il est surtout lourd d’histoire c’est celui que portait l’homme intègre THAMAS SANKARA, le CHE la aussi porté, ces  deux personnages ont respectivement marqués l’histoire de l’Afrique et du monde, et vous pouvez aussi marquer celle de la guinée et du monde pourquoi pas. Mais vous pouvez aussi finir  de manière forte tragique comme d’autres de vos pères africains dont je n’ai plus besoin d’évoquer les noms. Dadys, l’histoire n’est pas acyclique ni hasardeuse, elle répond à des règles et celles de votre continent vous offrent deux beaux exemples à méditer.

Je commencerai par le pire. Le 24 décembre 1999 une mutinerie en cote d’ivoire finie par accoucher d’un pronunciamiento le 25. Le chef des militaires se nomme GUEI ROBERT il est général d’armée, les uns parlent de coup d état sans effusion de sang, révolution des œillets disent d’autres. Le général est tout simplement accueilli comme un héros, comme vous il  y a encore quelques temps (votre cote de popularité est en chute libre) il est adulée par de nombreux ivoiriens, ceux-ci fidèles à leur traditionnel humour le nomme GUEI noël. Cet homme a comme vous suscité beaucoup d’espoir, trop d’espoir même. A votre instar il prétendait ne point vouloir le pouvoir, il jurait de ne point se présenter, lui voulait juste ‘’balayer’’ la maison car il n’était pas ‘’un habitué du pouvoir’’. Mais plus le temps passait plus il goutait aux fastes du pouvoir. Alors logiquement et ‘’afriquement’’ il décida de changer d’avis.  Conseillé en cela par ces conseillers africains qui ne déconseillent  jamais il le fit. Des conseillers qui vous disent la même chose vous en avez sûrement actuellement, sachez leur résister et  ne méprenez  guère, ils ne savent récolter que les fruits mûres. Pour revenir à GUEI noël, il fut battu, voulu tripatouiller les résultats et fut chassé par ce même peuple qui l’avait autrefois loué. Méfiez vous donc des foules elles peuvent vous donner l’impression d’être à vos cotés quand bien même il n’en sera pas ainsi. Pour vous résumer donc le passage de GUEI, je vous dirais qu’il est venu en héros, il eut des hérauts et répartît comme un bourreau. Comme quoi l’état de grâce peut très vite devenir état de disgrâce sachez le donc Monsieur le président.

En contre exemple vous avez celui que l’on surnomme affectueusement ATT, Amadou Toumani  Touré, l’actuel président  malien élu démocratiquement à  deux reprises. En 1992 il fit un putsch comme vous aujourd’hui, mais lui organisa des élections. Comme promis, à ces élections il ne se présenta pas. Les vainqueurs vainquirent et les perdants perdirent. 10 ans plus tard en 2002 il se présenta aux élections et les passa avec brio, il épuise actuellement son second mandat (son ‘’africanité’’ lui donnera peut être envie de modifier la constitution pour un troisième mandat). Croyez moi  comme vous  actuellement (vous ne cessez de le faire savoir) il aurait voulu et pu confisquer le pouvoir en 1992, mais l’honneur d’homme et celle de la parole donnée le fit changer d’avis avec beaucoup de sagesse je l’avoue. Alors pourquoi pas vous je me demande ?

Alors Dadys s’il vous plait pensez à la guinée et son peuple et tuer en vous le diable qui vous exhorte vivement à enlever le treillis. Et si vous hésitez  toujours ; effrayez vous de l‘idée que le peuple guinéen est un peuple frondeur l’histoire vous l’a surement démontrée et plus jamais il n acceptera un régime militaire et dictatorial. Et Si votre rempart est la force, vous aurez alors choisi le chemin des tyrans et dictateurs. Dans ce cas vous aurez une question à vous poser posez et une pensée à méditer : combien de temps vous pourrez maintenir ces millions de guinéens sous votre botte ? Et tentez de méditer sur ce que disait Gandhi au sujet de grands dictateurs ou tyrans : ‘’il y a eu dans ce monde des tyrans et assassins, et pendant un temps ils peuvent nous paraitre invincibles mais à la fin ils finissent par tomber’’                                                                                                                                                                                                                                                                                                                              s a s    

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