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4 février, 2009

Posté par slmh dans : INFORMATION ET CITATIONS , 4 commentaires

              DISCOURS DE THOMAS SANKARA (1949-1987) 

Thomas Sankara était de ce jeune président africain révolutionnaire plein d’idées novatrices et iconoclastes. Il représentait un réel espoir pour le peuple burkinabé ainsi que toute la jeunesse africaine qui voyait en lui un archétype d’intégrité, de sérieux… Il représente pour moi une source d’inspiration, la complexité des sentiments peut être telle que vous ne l’aimiez forcement pas. Je vous offre tout de même un de ces discours (prononcé à ADDIS ABEBA le 29 juillet 1987 sur la dette) qui restera marqué en lettres indélébiles dans les pages de l’histoire du monde et de l’Afrique. 

 

Monsieur le président ; Messieurs les chefs des délégations : Je voudrais qu’à cet instant nous puissions parler de cette autre question qui nous tiraille : la question de la dette, la question de la situation économique de l’Afrique. Autant que la paix, elle est une condition importante de notre survie. Et c’est pourquoi j’ai cru devoir vous imposer quelques minutes supplémentaires pour que nous en parlions. Le Burkina Faso voudrait dire tout d’abord sa crainte. La crainte que nous avons c’est que les réunions de l’OUA se succèdent, se ressemblent mais qu’il y ait de moins en moins d’intéressement à ce que nous faisons. 

Monsieur le président : Combien sont-ils les chefs d’Etat qui sont ici présents alors qu’ils ont dument appelés à venir parler de l’Afrique en Afrique ? Monsieur le président : Combien de chefs d’Etats sont prêt à bondir à Paris, à Londres, à Washington lorsque là-bas on les appelle en réunion mais ne peuvent pas venir en réunion ici à Addis-Abeba en Afrique ? Ceci est très important. Je sais que certains ont des raisons valables de ne pas venir. C’est pourquoi je voudrais proposer, 

Monsieur le président, que nous établissions un barème de sanctions pour les chefs d’Etats qui ne répondent pas présents à l’appel. Faisons en sorte que par un ensemble de points de bonne conduite, ceux qui viennent régulièrement, comme nous par exemple, puissent être soutenus dans certains de leurs efforts. Exemple : les projets que nous soumettons à la Banque africaine de développement (BAD) doivent être affectés d’un coefficient d’africanité. Les moins africains seront pénalisés. Comme cela tout le monde viendra aux réunions. 

Je voudrais vous dire, Monsieur le président, que la question de la dette est en question que nous ne saurions occulter. Vous-même vous en savez quelque chose dans votre pays où vous avez du prendre des décisions courageuses, téméraires même. Des décisions qui ne semblent pas du tout être en rapport avec votre âge et vos cheveux blancs.Son Excellence le président Habib Bourguiba qui n’a pas pu venir mais qui nous a fait délivrer un important message donné cet autre exemple à l’Afrique, lorsque en Tunisie, pour des raisons économiques, sociales et politiques, il a du lui aussi prendre des décisions courageuses. Mais, Monsieur le président, allons-nous continuer à laisser les chefs d’Etats chercher individuellement des solutions au problème de la dette avec le risque de créer chez eux des conflits sociaux qui pourraient mettre en péril leurs stabilités et même la construction de l’unité africaine ? Ces exemples que j’ai cités, il y en a bien d’autres, méritent que les sommets de l’OUA apportent une réponse sécurisante à chacun de nous quant à la question de la dette. Nous estimons que la dette s’analyse d’abord de par son origine. Les origines de la dette remontent aux origines du colonialisme. Ceux qui se sont transformés en  » assistants techniques « . En fait, nous devrions dire en assassins technique. Et ce sont eux qui nous ont proposé des sources de financement, des  » bailleurs de fonds « . Un terme que l’on emploie chaque jour comme s’il y avait des hommes dont le « bâillement » suffirait à créer le développement chez d’autres. Ces bailleurs de fonds nous ont été conseillés, recommandés. On nous a présenté des dossiers et des montages financiers alléchants. Nous nous sommes endettés pour cinquante ans, soixante ans et même plus. C’est-à-dire que l’on nous à amenés à compromettre nos peuples pendant cinquante ans et plus. 

La dette sous sa forme actuelle, est une reconquête savamment organisée de l’Afrique, pour que sa croissance et son développement obéissent à des paliers, à des normes qui nous sont totalement étrangers. Faisant en sorte que chacun de nous devienne l’esclave financier, c’est-à-dire l’esclave tout court, de ceux qui ont eu l’opportunité, la ruse, la fourberie de placer des fonds chez nous avec l’obligation de rembourser. On nous dit de rembourser la dette. Ce n’est pas une question morale. Ce n’est point une question de ce prétendu honneur que de rembourser ou de ne pas rembourser. 

Monsieur le président : Nous avons écouté et applaudi le premier ministre de Norvège lorsqu’elle est intervenue ici même. Elle a dit, elle qui est européenne, que toute la dette ne peut pas être remboursée. Je voudrais simplement la compléter et dire que la dette ne peut pas être remboursée. La dette ne peut pas être remboursée parce que d’abord si nous ne payons pas, nos bailleurs de fonds ne mourront pas. Soyons-en surs. Par contre si nous payons, c’est nous qui allons mourir. Soyons-en surs également. Ceux qui nous ont conduits à l’endettement ont joué comme au casino. Tant qu’ils gagnaient, il n’y avait point de débat. Maintenant qu’ils perdent au jeu, ils nous exigent le remboursement. Et on parle de crise. Non, Monsieur le président, ils ont joué, ils ont perdu, c’est la règle du jeu. Et la vie continue.Nous ne pouvons pas rembourser la dette parce que nous n’avons pas de quoi payer. Nous ne pouvons pas rembourser la dette parce que nous ne sommes pas responsables de la dette. Nous ne pouvons pas payer la dette parce qu’au contraire les autres nous doivent ce que les plus grandes richesses ne pourront jamais payer, c’est-à-dire la dette de sang. C’est notre sang qui a été versé. On parle du Plan Marshall qui a refait l’Europe économique. Mais l’on ne parle pas du Plan africain qui a permis à l’Europe de faire face aux hordes hitlériennes lorsque leurs économies étaient menacés, leurs stabilités étaient menacées. Qui a sauvé l’Europe ? C’est l’Afrique. On en parle très peu. On parle si peu que nous ne pouvons, nous, être complices de ce silence ingrat. Si les autres ne peuvent pas chanter nos louanges, nous en avons au moins le devoir de dire que nos pères furent courageux et que nos anciens combattants ont sauvé l’Europe et finalement ont permis au monde de se débarrasser du nazisme. La dette, c’est aussi la conséquence des affrontements. Lorsqu’on nous parle de crise économique, on oublie de nous dire que la crise n’est pas venue de façon subite. La crise existe de tout temps et elle ira en s’aggravant chaque fois que les masses populaires seront de plus en plus conscientes de leurs droits face aux exploiteurs. Il y a crise aujourd’hui parce que les masses refusent que les richesses soient concentrées entre les mains de quelques individus. Il y a crise parce que quelques individus déposent dans des banques à l’étranger des sommes colossales qui suffiraient à développer l’Afrique. Il y a crise parce que face à ces richesses individuelles que l’on peut nommer, les masses populaires refusent de vivre dans les ghettos et les bas-quartiers. 

Il y a crise parce que les peuples partout refusent d’être dans Soweto face à Johannesburg. Il y a donc lutte et l’exacerbation de cette lutte amène les tenants des pouvoirs financiers à s’inquiéter. On nous demande aujourd’hui d’être complices de la recherche d’un équilibre. Equilibre en faveur des tenants du pouvoir financier. Equilibre au détriment de nos masses populaires. Non ! Nous ne pouvons pas être complices. Non ; nous ne pouvons pas accompagner ceux qui sucent le sang de nos peuples et qui vivent de la sueur de nos peuples. Nous ne pouvons pas les accompagner dans leurs démarches assassines. 

Monsieur le président : Nous entendons parler de clubs – club de Rome, club de Paris, club de Partout. Nous entendons parler du Groupe des Cinq, des Sept, du Groupe des Dix, peut être du Groupe des Cent. Que sais-je encore ? Il est normal que nous ayons aussi notre club et notre groupe. Faisons en sorte que dès aujourd’hui Addis-Abeba devienne également le siège, le centre d’ou partira le souffle nouveau du Club d’ Addis-Abeba contre la dette. Ce n’est que de cette façon que nous pourrons dire aujourd’hui, qu’en refusant de payer, nous ne venons pas dans une démarche belliqueuse mais au contraire dans une démarche fraternelle pour dire ce qui est. Du reste les masses populaires en Europe ne sont pas opposées aux masses populaires en Afrique. Ceux qui veulent exploiter l’Afrique sont les mêmes qui exploitent l’Europe. Nous avons un ennemi commun. Donc notre club parti d’Addis-Abeba devra également dire aux uns et aux autres que la dette ne saura être payée. Quand nous disons que la dette ne saura payée ce n’est point que nous sommes contre la morale, la dignité, le respect de la parole. Nous estimons que nous n’avons pas la même morale que les autres. La Bible, le Coran, ne peuvent pas servir de la même manière celui qui exploite le peuple et celui qui est exploité. Il faudra qu’il y ait deux éditions de la Bible et deux éditions du Coran. Nous ne pouvons pas accepter leur morale. Nous ne pouvons pas accepter que l’on nous parle de dignité. Nous ne pouvons pas accepter que l’on nous parle du mérite de ceux qui paient et de perte de confiance vis-à-vis de ceux qui ne paieraient pas. Nous devons au contraire dire que c’est normal aujourd’hui que l’on préfère reconnaître que les plus grands voleurs sont les plus riches. Un pauvre quand il vole ne commet qu’un larcin, une peccadille tout juste pour survivre et par nécessité. Les riches, ce sont eux qui volent le fisc, les douanes. Ce sont eux qui exploitent le peuple. 

Monsieur le président : Ce n’est donc pas de la provocation. Je voudrais que très sagement vous nous offriez des solutions. Je voudrais que notre conférence adopte la nécessité de dire clairement que nous ne pouvons pas payer la dette. Non pas dans un esprit belliqueux, belliciste. Ceci, pour éviter que nous allions individuellement nous faire assassiner. Si le Burkina Faso tout seul refuse de payer la dette, je ne serai pas là à la prochaine conférence ! Par contre, avec le soutient de tous, donc j’ai grand besoin, avec le soutien de tous, nous pourrons éviter de payer. Et en évitant de payer nous pourrons consacrer nos maigres ressources à notre développement. Et je voudrais terminer en disant que nous pouvons rassurer les pays auxquels nous disons que nous n’allons pas payer la dette, que ce qui sera économisé n’ira pas dans les dépenses de prestige. Nous n’en voulons plus. Ce qui sera économisé ira dans le développement. En particulier nous éviterons d’aller nous endetter pour nous armer car un pays africain qui achète des armes ne peut l’avoir fait que contre un Africain. Ce n’est pas contre un Européen, ce n’est pas contre un pays asiatique. Par conséquent nous devons également dans la lancée de la résolution de la question de la dette trouver une solution au problème de l’armement. Je suis militaire et je porte une arme. Mais Monsieur le président, je voudrais que nous nous désarmions. Parce que moi je porte l’unique arme que je possède. D’autres ont camouflé les armes qu’ils ont. 

Alors, chers frères, avec le soutien de tous, nous pourrons faire la paix chez nous. Nous pourrons également utiliser ses immenses potentialités pour développer l’Afrique parce que notre sol et notre sous-sol sont riches. Nous avons suffisamment de quoi faire et nous avons un marché immense, très vaste du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Nous avons suffisamment de capacité intellectuelle pour créer ou tout au moins prendre la technologie et la science partout où nous pouvons les trouver. 

Monsieur le président : Faisons en sorte que nous mettions au point ce Front uni d’Addis-Abeba contre la dette. Faisons en sorte que ce soit à partir d’Addis-Abeba que nous décidions de limiter la course aux armements entre pays faibles et pauvres. Les gourdins et les coutelas que nous achetons sont inutiles. Faisons en sorte également que le marché africain soit le marché des Africains. Produire en Afrique, transformer en Afrique et consommer en Afrique. Produisons ce dont nous avons besoin et consommons ce que nous produisons au lieu de l’importer. Le Burkina Faso est venu vous exposer ici la cotonnade, produite au Burkina Faso, tissée au Burkina Faso, cousue au Burkina Faso pour habiller les Burkinabé. Ma délégation et moi-même, nous sommes habillés par nos tisserands, nos paysans. Il n’y a pas un seul fil qui vienne d’Europe ou d’Amérique. Je ne fais pas un défilé de mode mais je voudrais simplement dire que nous devons accepter de vivre africain. C’est la seule façon de vivre libre et de vivre digne. Je vous remercie, Monsieur le président. 

La patrie ou la mort, nous vaincrons ! 

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                                  LE FRANC CFA(2) 

(…) Ce qui est avant tout hilarant dans tout ceci c’est que le but visé par le déploiement de tout ce arsenal verbal et argumentatif à l’encontre du franc CFA est semble t’il de nous faire prendre conscience afin que nous résistons, refusons, affranchissons de cette monnaie, le but visé est avant tout UNE REVOLUTION. 

Les trois quart des ivoiriens ne comprennent et ne comprendront surement rien à tout ces arguments parce que majoritairement analphabètes et de même parce qu’ils ne savent pas à quoi leur servirai d’avoir une monnaie( raisons pour lesquelles nous ne sommes pas lancer dans énumération des nombreux griefs  techniques portés contre cette monnaie) autre que le CFA, c’est pourquoi NICALAS AGBOUHOU semble être un prêcheur dans le désert( du moins pour une très grande majorité d’ivoiriens),  et ceux qui en parlent ne savent pour la plupart pas de quoi il s’agit et il le font au nom d’une solidarité qu’on tout les peuples négro-africain quant on brandit étendard de l’occident ‘’ré colonisateur’’ et d’ un discours monolithique dont seul la RTI a le secret. A qui donc est t’on sensé faire prendre conscience ? A qui la faute si nous ne somme majoritairement analphabètes ? Nous avons la réponse : c’est le CFA. Ah la cote d’ivoire médiocrité des médiocrités. 

Si, la motivation de nos très chers politi’’chiens’’ ‘’révolutionnaires’’ avait été de nous faire comprendre et saisir  l’importance de ce sujet, le mieux aurai été d’organiser des débats sérieux avec comme fil conducteur cette culture de la contradiction qui nous manque tant. Alors, afin que nous comprenions une bonne fois pour toute, Pourquoi ne pas organiser simplement des débats dans lesquels on aura en face de MR AGBOHOU  certains économistes (ils en existent) pensant le contraire de sa thèse ? De ce genre de débats pourra surement jaillir cette lumière prométhéenne dont on a tous besoin pour  véritablement savoir. Miracle des miracles jamais cela n’arrivera ; car nous somme à MEDIOCRACITY, on a peur de prendre le risque de se faire contrarier quant on a enfin le bon argument pour masturber la conscience des masses ignorante. Point de contradiction surtout quand les thèses émises justifient faussement nos carences et latences.  MR AGBOHOU ne serai jamais passer à la une de la médiocre RTI s’il avait pointé du doigt les vraies causes de notre non développement.   

Quand allons nous donc devenir mature et cesser d’être ‘’noir africains’’, lorsqu’on veut éveiller les consciences on se doit de s’affranchir de toutes manœuvres politiciennes. J’aurai été MR NICOLAS AGBOUHOU j’aurai expliqué aux ivoiriens que le CFA à aussi des avantages(le système de parité fixe n’a pas que des inconvénients), le CFA a permi à nos moribondes économies africaines de ne pas être directement touchés par la crise. je leur aurai dit aussi que la guinée à sa monnaie propre(depuis 1960) mais elle est l’un des pays les plus mal en point de l’Afrique sinon du monde, je leur dirai aussi que ‘’ blancs’’ comme on les appelle abusivement ne nous tiennent pas de force dans La zone CFA nous pouvons comme LE MALI et LE MADAGASCAR en 1973 nous en retirer, et que ce retrait peut nous être catastrophique( ce qui explique le retour du mali dans la zone CFA en 1984 de même que les nombreuses difficultés auxquelles fut confrontés l’économie malgache),  mais diantre avec quelle monnaie LA COTE D’IVOIRE  a connu son fameux ‘’miracle ivoirien’’ ?. 

 Parlant d’affranchissement si nous avons un conseil à donner à MR NICOLAS  AGBOUHOU c’est qu’il s’affranchit dans son combat des politi’’chiens’’ ivoiriens qui sont tous poisseux qui lui feront plus de mal que de bien. 

Ce que nous devons comprendre  c’est que quelque soit notre situation monétaire, avec ou sans CFA, avec ou sans parité fixe nous ne pourrions jamais nous développer sans sérieux politique, sans liberté d’expression, sans système universitaire solide, sans instruction des masses (de plus en plus maintenus dans cet état de non savoir par notre classe politique), sans affranchissement de cette stupide vision ethno-tribale et monarco-cléricale du pouvoir, les mensonges politiques, … tant que nous ne nous serons pas libérer de nos ‘’negreries’’(terme utilisés par VENANCE KONAN) qui engendrent toujours des régimes tantôt plouto-dyarchique( comme l’est celui de la cote d’ivoire), même si don nous était fait du LIVRE STERLING, du DOLLARS , ou de L’EURO tel qu’ils sont aujourd’hui resterons tel ce ALBATROS   de Charles Baudelaire qui  du fait de ces grands ailes a du mal à décoller. 

Et comme on cherche tant les causes de notre sous développement, en voici donc quelques unes : Qui à dit aux guebiés le fameux ’’pardonnez mais n’oubliez jamais’’ ? Qui a dit ALLASSANE toi et moi on dirigera ? Qui après avoir écrit noir sur blanc que untel n’est pas ivoirien refait une super alliance avec lui en 2007 ?  Qui a dit en 1999 il ya des coups d’états qui aident à faire avancer la démocratie ? Qui à dit c’est ‘’un coup d’état salutaire’’ ? Qui à comparé le pronunciamiento de 1999 à ‘’la révolution des œillets’’ ? Qui détournent les milliards pour les mettre sur des comptes en suisse ? Qui offre actuellement des voitures luxueuses et aux couts faramineux à des jeunes filles sans compétence ? Quelle est la classe politique qui est tellement inféconde que dans son pays depuis 40 ans fait vivre un pays sur les acquis du premier président (nos universités, stades de football, le leadership dans le CACAO, L’INPHB, le lycée technique, le lycée classique… datent de PHELIX HOUPHOUET BOIGNY) ?  Qui  a fait ‘’KOUKOURANDOUMI’’ ? Qui à des gouvernements de 40 ministres ? On peut en faire des pages et des pages de questions de ce genre. 

Ressaisissons nous donc et évitons de tomber dans la facilité, nos problèmes c’est d’abord, c’est-à-dire le triumvirat ALLASANE, GBAGBO, BEDIE, tant que nous ne affranchirons pas politiquement d’eux LA COTE D’IVOIRE restera nulle. Le CFA est secondaire. 

A bon entendeur salut.    

                                                                                                                                 SAS    

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                                      LE FRANC CFA 

« Dieu se rit des personnes qui pleurent les effets dont elles chérissent les causes » 

                                                                                                                 BOSSUET 

 

Le franc CFA, franc des colonies françaises d’Afrique, franc de la communauté financière d’Afrique, les spéculations quant à la définition de ce cigle vont bon train. A lors pourquoi ne pas apporter notre pierre à l’édifice ou plutôt la maison de fortune qu’on essai de construire avec toutes ces définitions en les complétant. Pourquoi pas franc des cons franc africains, franc des  coteries franc africaines, franc des camarillas franc africaines. En réalité peut importe la définition que nous donnons à cette abréviation, le débat que l’usage du franc CFA  transcende toutes définitions qu’on pourra lui donner. Alors de quoi il est question. Depuis le début de la crise  engendrée par l’irresponsabilité et la médiocrité de la classe politique dont la matérialisation est cette rébellion oh combien de fois inféconde qu’est la notre (elle le fruit de notre péché à tous même si nos ‘’zéros’’ en sont directement responsables, nous le sommes du moins passivement), nos politiques et intellectuels sont comme habités par ‘’un évangile’’  leur permettant tantôt de trouver la solution panacée à nos problèmes ou de déterminer la cause de tout nos malheurs (si seulement ils étaient sérieux).  Après avoir accusé ‘’le diable et le bon dieu’’ aujourd’hui la cause des malheurs des ivoiriens se résume en trois lettres LE CFA, cet argument est de plus en plus repris par nos intellectuels suivis en cela par une partie de la population ignorant comme d’ailleurs la grande majorité d’entre nous des tenants et les aboutissants de ce débat que je trouve d’ailleurs trop sérieux  pour être bâclé et aussi médiocrement utilisée par des politiciens  qui en plus d’être chiches en actions qualitatives pour le peuple ivoiriens saute sur cet argument comme des males atteint de priapisme ayant subitement leur traitement. 

L’un des portes voix de cette thèse est le professeur NICOLAS AGBOUHOU (que je respecte et apprécie intellectuellement d’ailleurs, parce que engagé et dénonçant à sa manière ce qui lui semble être injuste), le professeur AGBOUHOU y à même consacré un livre intitulé ‘’ LE FRANC CFA ET L’EURO CONTRE L’Afrique’’. Pour  le front ‘’anti CFA’’  cette monnaie est avilissante, aliénante et antinomique à la souveraineté ivoirienne et surtout une monnaie avec laquelle le développement de notre COTE d’IVOIRE est impossible, a moins que nous ne nous y affranchissons. Malheureusement, nous n’avons pour l’instant pas assez de compétences techniques en la matière nous permettant de porter un jugement de valeur ou technique sur ces affirmations, ceux qui s’y attendent seront donc déçus. C’est pourquoi les critiques que nous formulerons se situeront à d’autres abords, elles sont plutôt procédurales (démarche utilisé dans cette propagande anti CFA) et surtout l’expression d’un refus de la facilité  et de la récupération. Et dire d’ailleurs comme le font nos politiciens que le CFA est la cause de tous nos malheurs c’est mentir, mentir, mentir et mentir. 

Le CFA est bel et bien une monnaie qui date de l’ère coloniale, il nait en 1939 et officiellement accepté le 26 décembre 1945 après  que la France eut ratifié les accords de bretton woods et fait sa déclaration parité. Cette monnaie est utilisée par 15 pays dont 8  en Afrique de l’ouest réunis au sein de l’UEMOA, ayant pour banque émettrice la BCEAO, par de états d’Afrique centrale réunis au sein de la CMAC et ayant pour banque émettrice la BCEAC. Ce système monétaire à dit-on été hérité du système utilisé par les allemands pendant l’occupation de la France. Le chapelet des griefs (par ailleurs souvent très fondés) portés à système monétaire actuel sera long à égrener cependant on peut évoquer : le fait que contrairement à de nombreux pays qui possèdent leur propres banques émettrices le CFA est émis par des banques centrale commune, la parité entre le franc CFA et l’euro est fixe,  les états africains deposent 50 pour cent de leurs avoirs dans les comptes d’opération du trésor français, la transferabilité entre les états utilisant le CFA et la France est libre…. Bref en une phrase nous ne maitrisons point notre monnaie.   

3 février, 2009

Posté par slmh dans : Non classé , 2 commentaires

               NOIRS BLANC ET BLANCS NOIR

« Rejetez le noir, et ce mélange de blanc et de noir qu’on nomme le gris. Rien n’est noir, rien n’est gris. Ce qui semble gris est un composé de nuances claires qu’un œil exercé devine. »                                 PAUL GAUGUIN                                                                                                                          

BARACK HUSSEIN OBAMA est le premier président ‘’noir’’ des états unis, les membres du Ku Klux clan étaient des ‘’blancs’’, untel est ‘’blanc’’ et sa femme est ‘‘noire’’… Bref ces attributs de nos pigmentations sont très présents dans nos causeries quotidiennes.  Si il est vrai que les vocables usités peuvent nous influencer et souvent même être déterminants sur notre état d’esprit, alors il ne sera  donc point inutile d’y jeter un regard (‘’blanc’’ et ‘’noirs’’) et cela même si nous avons tous fini par nous y accommoder et donc de les accepter tel qu’ils sont employés. C’est justement contre cet usage qui bien que paraissant juste, nous laisse assez perplexe et dubitatif quand à leur conformité avec la réalité. À tord ou à raison ? La question reste posée. Notre  motivation est donc avant tout d’essayer de comprendre et donner notre avis sur l’usage que nous faisons de ces mots. C’est pourquoi nous ne s’embourberons point dans ce pompeux et vaseux débat quant à la supériorité d’une race (terme qui désigne avant tout une réalité animale plutôt que humaine, raison pour laquelle je l’aime d’ailleurs pas trop) sur une autre. 

On peut restreindre notre entendement de ces vocables à deux facettes, d’abord en les considérant comme des couleurs (blanc, noir, jaune, bleu) et d’autre part de manière plus conceptuelle renfermant des réalités soit péjoratives soit qualitatives. La question se pose dès lors de savoir à la quelle de ces deux références à t’on fait allusion pour qualifier nos couleur de peau ? Ces deux acceptions sont t’elles conformes à la réalité raciale qu’elles sont sensées représenter ? L’homme dit ‘’noire’’ est ainsi qualifié parce que ‘’noire’’ de couleur ou parce ‘’noir’’ de ‘’comportement’’ ? Il en est de même pour le blanc est t’il ‘’blanc’’ de couleur ou de ‘’comportement’’ ? L’usage de ces mots est t’il antérieur à nos race ou vis versa ?  La couleur de la peau : en se référant à la couleur noire ou blanche proprement dit pouvons nous dire sans risque de se tromper que l’homme dit ‘’noir’’ est de couleur noire ou le ‘’blanc’’ de couleur blanche ? En tout état de fait et partant exclusivement du postulat des couleurs (exemple : la couleur noire du charbon) la réponse est bien évidement NON, car la race d’homme qualifiée de ‘’noire’’ n’est point exclusivement composée d’homme de cette couleur. Nombreux d’entre eux ne le sont guère, si l’on se réfère au ‘’noire’’ en tant que couleur le divorce entre  la race dite ‘’noire’’ et la couleur ‘’noire’’ est souvent flagrant. Il en est de même du blanc (exemple : la couleur blanche de la neige), combien d’entre nous on déjà croisé des personne blanche au sens de la couleur blanche tel que nous la concevons visuellement ? Ils en existent très peu, et ils s’avèrent être en très infime quantité au sein de  l’immense majorité des personnes ‘’blanches’’. Si l’on est inspiré par une volonté de vérité, cessons de globaliser et rendons à CESAR ce qui est à lui et appelons donc ‘’noir’’ et ‘’blanc’’ ceux dont la peau est conforme à ces couleurs et demandons à l’esprit inconnu ; mais oh combien de fois intelligent qui a inventé ces qualificatifs d’en trouver d’autres plus réels pour ceux des ‘’noirs’’ et des ‘’blancs’’ qui ne le sont réellement pas (en tout cas conformément à la couleur noir) et cela qu’ils soient majoritaires ou minoritaires  et de même situons nous quant la couleur de peau des métisses. On pourra ainsi pourquoi pas imaginer une nouvelle ‘’race’’ d’homme à coloris.    Alors si du point de vue de la couleur ces deux vocables ne sont en rien le reflet d’une vérité quant a la couleur de nos peau pourquoi les utiliser ? Et si la vérité se trouvait ailleurs ? 

La seconde acception que nous nous faisons de ces vocables est celle relative ce qu’ils renferment comme valeur péjorative pour ce qui du noir et qualitative pour ce qui est du blanc. En effet le blanc représente conceptuellement tout ce qui à de plus chaste, pur, candide, bon, angélique… Quand au noire il est tout ce qu’il ya de plus négatif, néfaste, mauvais, brute, sauvage, animal …  Ce postulat se confirme plus clairement dans certaines de nos expressions et us de tout les jours : homme au cœur noir (mauvais), homme au cœur blanc(bon), noir désir(mauvais), couleur noir pour les obsèques(généralement), couleur blanche pour les événements heureux(baptême, mariage), livre noir de la défense… 

Si la qualification raciale actuelle est relative à ce postulat, ce dernier lui aussi s’avère faux, dans la mesure où l’homme noir ne représente en rien tout ce qu’il ya de plus mauvais, ni l’homme blanc tout ce qu’il ya de plus bien. La bonté ou la nocivité n’est point l’apanage d’un peuple.  L’homme blanc : c’est le progrès scientifique, technique, c’est le ‘’droit de l’hommisme’’, l’humanitaire, mais c’est aussi l’impérialisme, l’esclavagisme, le colonialisme, les grandes dictatures, c’est HITLER, STALINE, MUSSOLINI, Francisco franco… 

L’homme noir : c’est ‘’l’eternel innocent’’, ‘’esclavagisé’’, le colonisé, le noir c’est aussi être d’une solidarité unique, grand sens de la famille, immense richesse traditionnelle et culturelle, c’est MANDELA, SANKARA, ANTA DIOP, SENGHOR… il est aussi ce grand dictateur, génocidaire, eternel rebelle…  La encore, la vérité qui s’impose est que le ‘’noir’’ (couleur de peau) n’est ni totalement noir, ni blanc et que le ‘’blanc’’ n’est ni totalement blanc ni noir. Il peut donc à la fois avoir des ‘’noirs’’ blancs comme noirs ainsi que des ‘’blancs’’ noirs et blancs. Confus tout ça n’est ce pas ? S’il en est ainsi alors il sera bien important de savoir pourquoi le qualitatif racial de tout un groupe humain renvoi a tout ce qu’il ya de plus négatif et péjoratif dans notre existence ? Bien malin qui pourra répondre. 

Tout ceci pour signifier que nous devons saisir ces deux vocables dans tous leurs contours et surtout les effets qu’ils peuvent avoir sur nous, ainsi que dans nos relations avec les autres. Nombreuse sont les personnes de race dite ‘’noire’’  ayant reçu l’expression espèce de ‘’noir’’  à titre d’injure, mais jamais le fait de dire espèce de ‘’blanc’’ n’aura une consonance injurieuse. L’expression n’existe d’ailleurs guère et il nous paraitra nous même anormal de la dire. On s’imagine difficilement en train de dire d’un mauvais homme qu’il à le cœur ‘’blanc’’, qu’il a des désirs ‘’blancs’’ pour qualifier ces mauvais désirs, ou d’imaginer des anges noirs…  Nous pensons donc que ces vocables à moins d’être redéfinis (chose d’ailleurs impossible), doit nous être (ré) expliquer, puisqu’il est claire qu’ils ne reflètent en rien la réalité ou la vérité. Et si preuve ne peut point nous être apporter de la véracité de leur usage alors arrêtons donc de les utiliser, parce que nous passons notre temps à nous injurier, nous catégoriser faussement. Et même s’il se trouvait que nous nous trompons et que les hommes dits ‘’noir’’ sont qualifiés ainsi relativement à la couleur ‘’noire’’ et que celle-ci est  indubitablement conforme à leur peau. Alors pourquoi ne pas conventionnellement arrêter par ailleurs de l’utiliser pour designer le démoniaque, le satanique.   

Si dire de quelqu’un qu’il est de ‘’race noire’’ ou de ‘’race blanche’’ n’est ni conforme à la couleur, ni à tout autres ‘’ réalités’’ ou ‘’irréalités’’ auxquelles  elle ramène ou devrait ramener ;  alors aussi banale que cela puisse paraitre, pour ma part je ne me sens ni de loin, ni de près appartenir à la race dite ‘’noire’’, parce que je ne suis guère noir ni de couleur ni de comportement et de même parce que je refuse de m’enfermer dans les carcans de cet attribut que j’estime ambigu, partiel sinon même insultant et qui inconsciemment peut contribuer à l’afro-pessimisme. Je suis tout simplement HOMME J’espère tout juste que JP SARTRE avait tord quand il disait que ‘’ les dés sont déjà lancés’’. Sur ce je retourne à mes noirs désirs. 

                                                                                                             SAS                                                                                                                             

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