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MADACASCADE 27 mars, 2009

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MADACASCADE 

           « Qui veut changer trouvera toujours une bonne raison pour changer » 

                                                                                                               ANDRE MAUROIS 

 

C’est l’histoire d’un jeune, qui est né des entrailles du continent berceau de l’humanité, il a 34, était disc-jockey de 1994 à 2000 et était connu pour les folles soirées mondaines qu’il organisait dans la capital jusqu’à ce que fort de sa notoriété il se dise mais pourquoi ne pas remplacer les bling bling, la cabine et les platines contre quelque chose de plus grand et plus considérable. Il se dit mais pourquoi pas le somptueux bureau de la mairie de la capitale Antananarivo, aussitôt dit aussitôt fait : son slalome le fait passer de la cabine de dj au un lieu plus juteux du bureau de mairie, maintenant on pouvait l’appelé MR le dj-maire. Comme pour la mairie et fidele à l’insatiabilité chronique des politiciens africains, il se mit à lorgner un lieu plus honorable et attrayant que la mairie et il se dit pourquoi pas la présidence ce n’était quand même pas trop grand pour lui, s’il est passé de cabine à la mairie pourquoi pas maintenant de la mairie a la présidence surtout quand on est populaire, quand on se surnomme ‘’ le TGV’’. Mais, Mais, Mais il y’a un hic il pouvait être maire et non président car les conditions d’exercice de ce statut sont déterminées par la constitution qui est censé être le texte fondamental et directeur de la nation, et cette constitution ne l’autorisait pas avant 40 ans à être président. Ce n’était vraiment pas de bol pour notre chaud bouillant ex disc-jockey et nouveau maire.  Cependant ce n’était que partie remise…                                                                                                                                                 

Subitement, une idée sortie du firmament de la sphère politique africaine, lui vient en tête. Notre disc jockey se souvient du continent qui la vu naitre, diantre pourquoi n’y avait t’il pas pensé plutôt. Il était en Afrique, et l’Afrique c’est le continent de toutes les possibilités, de toutes les imbécilités et de toutes les insanités. Il se souvint qu’il est sur les terres ou avait dirigé de manière sanguinaire un certain IDI AMINE DADA, il se souvint qu’il était sur le continent où un 4 décembre 1977 devant environ 5000 personnes un certain JEAN BEDEL BOKASSA s’était  intronisé empereur à vie de son pays, il se souvint en pensant au TOGO qu’on pouvait faire ce qu’on voulait de la constitution, il se rappela qu’il était dans le continent qui abritai le chef d’état élu ayant le plus duré au pouvoir, il se rappela qu’on pouvait être marmiton et être ministre comme en COTE D’IVOIRE, il se rappela qu’on pouvait changer de constitution au gré de ses humeur comme ce fut le cas en Algérie au Sénégal… et se rappela même qu’en Mauritanie ya quelque mois le président SIDI OULD CHEICK ABDALLAHI  seul élu dans toute l’histoire de ce pays a été déposé par l’armée et qu’il ya quelque mois un certains militaire du nom de DADYS avait pris le pouvoir à la mort du patriarche guinéen LANSANA KONTE… Bref il se souvint qu’il était en Afrique et qu’ici la constitution ne voulait rien dire car depuis 1952 ce continent compte à son actif 65 coup d’état réussis, il se rassura enfin pour finir que l’union africaine était une  immense chambre  d’enregistrement sans véritable pouvoir, une sorte de géant au pied d’argile. Qu’est ce qui donc pouvait l’arrêter, rien en réalité. Qui donc pouvait lui dire qu’en terre d’Afrique qu’on devait respecter la constitution ? Personne. Surtout pas  à lui qui a le peuple à ces cotés, oh peuple africain ce grand et sempiternel abusé.                                                                                                                                                                                                Après toutes ces réflexions, le mot d’ordre est lancé : l’actuel président est un filou qui n’a que trop duré et trop volé, il est temps que notre jeune DJ décide sur quel pas devait valser son peuple il s’y connaissait d’ailleurs mieux que le président lui qui a été disc jockey. Alors il jette ses partisans dans les rues, le pays est paralysé, escalade de violence, plusieurs semaines d’émeutes, des morts, c’est la ‘’la madacascade’’. Suite à cette ‘’madacascade’’ le ‘’le maitre du yaourt’’ fini par lâcher prise contre vent et marée. C’est fait, notre  jeune homme, le très cher ‘’TGV’’  est le nouvel homme fort du pays, il est maintenant président et il se nomme ANDRY RAJOELINA son pays c’est le MADAGASCAR. Vous ne rêver pas, nous ne sommes pas en train de  vous conter un film de l’époque médiéval, c’est en Afrique qu’au 21eme siècle ce procédé moyenâgeux est utilisé pour assuré alternat politique, c’est de cette triste manière que se fait et défait les chefs d’états. Qui a dit un jour que la démocratie ce n’est pas pour les africains, c’était CHIRAC, ah ce salop de raciste de CHIRAC, il avait surement tord.  La suite de cette histoire nous la connaissons, car c’est l’histoire d’un eternel recommencement, l’union africaine jactera quelques temps puis le temps fera le reste notre nouvel homme fort sera au prochain sommet des chefs d’états africain. Vive donc MR le dj-maire-président, nous enseignerons à nos enfants, que tu es un archétype (la preuve tu as déjà inspiré un politiciens infécond du nom de ANAKY KOBENAN en cote d’ivoire) il a même été amené par les forces de l’ordre parce qu’il voulait prendre exemple sur toi, nous leurs conterons tes  prouesses, ton fulgurant passage des platines aux vitrines, nous leur dirons qu’ils ne sont pas obliger de respecter les dispositions constitutionnelles. Rendez Vous donc dans 10 ou 15 ans MR RAJOELINA, surement quand un chef de classe de terminale ou président de syndicats estudiantin de 22 ans fort de sa célébrité vous chassera de vos vitrines parce que votre gestion est gabegie. 

Pendant ce temps, ailleurs en EUROPE, un jeune homme de 35 ans pense aussi que son président gère très mal son pays, il pense que ce dernier mène son pays à la faillite, mais il lutte. Il est facteur,  licencié en histoire, homme de gauche radicale, marxiste, guevariste, trotskiste, statistiquement de plus en plus populaire, ex porte parole de la ligue communiste révolutionnaire. Il est radicalement anticapitaliste, et suite a cette immense crise que connait le système financier, il se dit que son combat a tout son sens, il pousse son utopisme et son idéalisme jusqu’ à aller créer un parti anticapitaliste en ce 21eme siècle. Il n’a jamais songé à prendre les armes même si son idéologie aurait pue justifier une lutte armée (il est guevariste). Il a somme toute choisi les armes propres à son époque, il organise des mobilisations il vitupère en attendant les élections qu’il espère gagner. Le pouvoir il ne le veut pour lui seul, il rêve d’une vrai égalité dans le partage des richesses il mourra peut être avec son idéalisme, Il mourra peut être sans avoir le pouvoir, mais il aura au moins le mérite de lutter sans avoir piétiné sa constitution. Ce jeune homme s’appelle OLIVIER BESENCENOT et son pays c’est la FRANCE, courage à toi l’ami (en principe et en idéologie)  qui a décide de ne point forniquer avec la facilité, courage à toi qui a décidé de lutter pour ton idéal. 

De MADACASCAR à la FRANCE, même situation : deux pays, deux présidents qualifiés de mauvais gestionnaire par ces opposants, deux oppositions… à la fin un pronunciamiento d’un coté  et de l’autre un jeune qui continue à lutter. C’est surement lui qui n’a rien compris, allez s’y comprendre quelque chose. 

 

                                                                                                                          SAS 

YAO SERAPHIN

Posté par slmh dans : POLITIQUE , 1 commentaire

                             YAO SERAPHIN 

« UNE CHOSE N’EST PAS JUSTE PARCEQU’ELLE EST LOI MAIS DOIT ETRE LOI PARCEQU’ELLE EST JUSTE »   MONTESQUIEU 

 

Yao Séraphin, ce nom ne vous dit surement pas grande chose, il en était de même pour moi jusqu’à ce que la magie du cathodique me fasse découvrir ce journaliste ivoirien dans une émission sur la chaine 3A telesud.  Dans cette émission il était question de l’élection très symbolique de BARACK HUSSEIN OBAMA  comme premier président ‘’noir’’ des états unis. Ce qui à attiré mon attention dans cette émission ce n’est point l’élection de OBAMA, ou tout autres choses qui auraient dues ou pues nous intéresser relativement à ce fait, mais plutôt les dires du SIR Yao Séraphin. De quoi il est question ? 

Notre journaliste soutient approximativement ce qui suit ’’les africains doivent s’inspirer de l’élection de OBAMA aux états unis dans la mesure où ils s’attachent de manière très peu sérieuse à la nationalité surtout quand il s’agit des conditions d’exercice des fonctions politiques’’ (la reformulation est de nous). Comme illustratif à ces propos il renchérit avec l’arrestation de son ami et directeur  de publication de’’ l’intelligent d’Abidjan’’ MR  Assé Alafé  en disant  ‘’ c’est comme en COTE D’IVOIRE ou le régime FPI a arrêté un confrère  parce qu’on le prétend non ivoirien ; alors qu’il y est né y a grandi, étudié bref y a tout fait’’. L’homme se serai limité à son idée mère les lignes qui suivent n’auront indubitablement jamais existées, mais, mais, mais ; MR Yao Séraphin y à ajouté un exemple qui montre encore une fois à quel point nous ivoiriens méconnaissons (à moins d’une mauvaise foi de sa part) nos lois, ainsi que les dilemmes, imbroglios voire même apories dans les quelles application de celle-ci nous mettent tant elles sont souvent diamétralement opposées aux réalités sociales avec les quelles elles sont sensées être en harmonie(nous y reviendront dans un article).      

 L’arrestation de son confrère dont fait allusion MR Séraphin mérite tout de même réflexion et interrogation dans la mesure où malgré  le panel d’intellectuel présent sur le plateau aucunes explications n’a été données à celle ci  et aucun démenti n’y a été apporté. Avant toutes choses disons qu’au risque de nous faire tomber dans une sorte d’anti refondation obsessionnelle et inutile, le fait que nous n’aimions pas le régime actuel (je ne l’aime pas ainsi que, tout les parties ethniques ivoiriens d’ailleurs) ne doit pas justifier cette pavlovienne vitupération contre lui  dans laquelle se complaise certains de nos intellectuels quand il doivent analyser les moindres événements se déroulant en cote d’ivoire.   Dans le présent cas de figure soit MR Séraphin sait la vérité et il la travesti volontairement, chose très grave car en s’exprimant ainsi sur une chaine grandement suivie par la diaspora Mr Séraphin saborde le peu de bonne réputation qui reste à notre pays outre atlantique. Ou, alors il ne s’est pas familiarisé avec son code de nationalité chose non moins grave pour l’intellectuel et le journaliste qu’il est. Alors pour toutes ces raisons il nous a paru indispensable de donner quelques éléments de réflexion nous permettant de restituer ce qui semble le plus être proche de la vérité. 

D’abord, la manière dont Yao Séraphin évoque l’arrestation de son confrère et ami nous fait tomber dans une affligeante facilité et démagogie de bas étage dans la mesure où elle fait  preuve d’une partialité criarde. La question qui doit se poser est celle de savoir si l’arrestation dudit journaliste est juridiquement fondé(le terme ne signifie pas qu’elle soit juste) ?  La réponse est OUI et MR Yao l’aurait su s’il s’était mis au diapason de l’évolution juridique de son pays ainsi qu’aux articles de son code de nationalité relatifs à l’attribution ou à l’acquisition de la nationalité ivoirienne. 

‘’Le jus sanguinis’’ et non le ‘’jus soli’’ : MR Yao séraphin se plaint du fait que son ami a été arrêté malgré qu’il soit né en cote d’ivoire y a étudier et a passer toute sa vie…. Ces faits précités ne donnent en rien à l’ami du SIR Yao la qualité d’ivoirien, du moins depuis 1972(loi N°72-852 du 21 décembre  1972) date à la quelle la cote d’ivoire a officiellement adopté le régime du ‘’jus sanguinis’’ (détermination de la nationalité d’après la filiation de l’individu) ce qui signifie en d’autres termes que pour être ivoirien on doit avoir au moins un parent ivoirien avec qui sa filiation est légalement établie. Il est donc clair qu’on peut naitre en cote d’ivoire y avoir tout fait et ne pas être ivoirien à moins d’avoir un parent ivoirien or il s’avère que les parents de l’ami de notre très cher Séraphin ne sont pas ivoiriens (du moins d’après les informations qui ont été reléguées à la suite de l’affaire) ; alors il ne peut être ivoirien sauf si au moins un de ses parents ou lui aient été naturalisés ou qu’il est acquis la nationalité ivoirienne par mariage, décret… comme l’impose notre loi. A  toutes ces éventualités nous ne savons malheureusement rien et MR Séraphin ne nous en dit pas grande chose. 

L’arrestation : si l’ami de MR séraphin à ses deux parents étrangers, et que ce dernier n’a pas suivi une procédure de naturalisation avec avis favorable alors il n’est pas ivoirien et n’a de ce fait pas le droit d’être candidat à une élection réservée aux seuls ivoiriens (élection à la présidence de l’unjci pour ce qui est de l’affaire Alafé). Nonobstant toutes ces dispositions ; toutes personnes qui prétend être ivoirien sans pouvoir le prouver fraude, elle est plus précisément et juridiquement coupable de « faux et usage de faux sur la nationalité ivoirienne » passible conformément à l’article 284 de notre code pénal d’un emprisonnement de 6mois à 3 ans et d’une amende de 50 à 500000 FCFA. Tel est le cas pour MR Alafé qui n’a ni su démontrer aux juges qu’il était ivoirien, ni su expliquer les raisons justifiant qu’il détienne  trois extraits de naissances, deux certificats de nationalité ivoirienne et deux  passeports de différentes nationalités: l’excuse d’une potentiel ignorance de la loi lui étant omise surtout pour l’intellectuel qu’il est. Par conséquent le fait que MR Alafé ai été condamné a 18 mois de prison avec 100000 FCFA d’amende n’est nullement le fruit du hasard ou d’une des multiples pachydermiques bêtises de la refondation mais bel et bien la conséquence de l’application pure et simple de nos dispositions pénales. Ajoutons pour finir à titre informatif  que MR Alafé  a été gracié par la ‘’magnanimité  de notre démiurge’’ de président avec comme lot de consolation une naturalisation pure et simple. 

L’honnêteté intellectuelle mérite au moins qu’on dise que ce n’est pas le régime FPI qui avait  arrêté un journaliste en cote d’ivoire relativement à ces humeurs comme laissait entendre l’explication de MR Yao mais c’est plutôt en application des lois ivoiriennes que cela a été fait  et même si celles-ci paraissent surannées et injustes surtout pour MR Alafé qui est né en cote d’ivoire et y a tout fait.                                                                                                                                                                                                                                                             Il faut toutefois dire que les réactions suscitées par  cette arrestation nous mettent dans la situation de personne sous menace d’une double épée de Damoclès. La  première est celle de la révision et adaptation harmonieuse de nos textes de loi avec nos réalités socioculturelles et historiques. Cette action devra tôt ou tard intervenir et nous l’espérons le plus tôt possible et de manière sérieuse et non politicienne. La seconde est d’ordre émotionnelle, c’est celle qui nous fait tomber dans ce sentimentalisme débonnaire quand il s’agit de sanctionner, et de celle la nous devons plus ou moins tenter de nous en  affranchir car : « dura lex, sed lex » (la loi est dure, mais c’est la loi). 

                                                                                                             SAS 

   

ALI BABA ET LES 40 VOLEURS

Posté par slmh dans : INFORMATION ET CITATIONS , ajouter un commentaire

POUR CEUX QUI N’ONT PAS SUIVIS L’ACTUALITE IVOIRENNE DE CES DERNIERS JOURS, ELLE A ETE JALONNEE PAR L’AFFAIRE  »NANAN KOUA GNANMANTIN » CE MONSIEUR EST UN PROFESSEUR A LA RETRAITE ET JOURNALISTE AU JOURNAL LE REPERE, IL EST L’AUTEUR DE L’ARTICLE ALI BABA ET LES 40 VOLEURS. CET ARTICLE LUI A VALU UN PROCES ET IL RISQUE DEUX ANS DE PRISONS POUR OUTRAGE A CHEF D’ETAT JE VOUS LE RETRANSCRIT VOUS POUVEZ DONNER VOS IMPRESSIONS.

 

Houphouët voleur… Houphouët voleur… Houphouët voleur… Houphouët voleur…  » Lorsque monsieur Laurent Gbagbo et ses camarades de la re(b)fondation écrivaient , dans leur laboratoire de cogitation et de démagogies, les paroles de cette vilaine et non moins méchante chanson, ils étaient loin de s`imaginer qu`un jour, parvenus au pouvoir par un concours de circonstances incroyables, pour ne pas dire dans des conditions sanglantes ou calamiteuses (faites votre choix), le peuple de Côte d`Ivoire ne verrait aujourd`hui dans leur régime, après bientôt neuf ans d`escroquerie politique au sommet de l`Etat, que l`expression du vol caractérisé, de la filouterie et de la cleptomanie.

Houphouët voleur… scandaient les élèves et Etudiants jetés dans les rues d`Abidjan et poussés dans le dos par les enseignants FPI qui avaient infecté tout le système éducatif. Monsieur Gbagbo lui-même, en grand chef d`orchestre, n`hésitait pas à entonner la même chanson, en traitant celui qui a consacré toute sa vie à construire ce pays et à travailler pour le bonheur et la sécurité de ses enfants, de  » voleur « . Monsieur Gbagbo fera le tour de la Côte d`Ivoire avec cette chanson dans la bouche et les deux doigts levés. De nombreux Ivoiriens, de bonne foi mais surtout brûlant d`envie de changement à tout prix, le suivront dans son aventure, en croyant que le  » V  » formé par les deux doigts levés signifiait victoire, volonté de changement positif, volonté de rupture avec les anciennes pratiques du parti unique, volonté de gouverner autrement avec des déclarations (petite digression) péremptoires et surréalistes du genre :  » Avec 10 milliards, je règle tous les problèmes de l`université), une déclaration qui rendra les Etudiants fous de joie. Puis, une fois parvenu au sommet de l`Etat et réalisant qu`en réalité la théorie n`a rien à voir avec la pratique, il change de discours : « Je mets quiconque au défi de dire qu`il peut régler tous les problèmes de l`université « . Aujourd`hui, les Etudiants, roulés dans la farine, ont découvert que non seulement ils n`ont jamais été aussi malheureux que sous le règne de monsieur Gbagbo, mais surtout que le Président Houphouët (paix à son âme), ne pensait pas vraiment à lui-même lorsqu`il disait que le vrai bonheur ne s`apprécie que lorsqu`on l`a perdu. Fermons la parenthèse.
En réalité, le signe du  » V  » de la victoire que faisaient monsieur Gbagbo et ses camarades de la re(b)fondation (et les Ivoiriens l`apprennent à leurs dépens), n`était que le  » v  » du vol, de la victoire des voleurs, le  » V  » de la volonté, (après avoir tout pillé), de remuer ciel et terre pour obtenir l`inscription de notre pays sur la liste des pays les plus pauvres de la planète, afin de recevoir un cadeau annuel d`environ 400 milliards de FCFA pour boucher les trous des détournements colossaux opérés sous son régime et décriés au quotidien par son camarade Mamadou Koulibaly, l`insaisissable président de notre désormais inexistante Assemblée Nationale : « Au FPI, il y a des voleurs, des menteurs et des truands  » ; a-t-il lancé à Yopougon en février dernier.
Mais lorsque monsieur Gbagbo et ses camarades traitaient Houphouët de voleur, ils pensaient surtout à l`entourage de ce dernier. Dans leur entendement, si l`entourage du président Houphouët détournait des fonds publics, Houphouët ne pouvait être que le voleur en chef, vu que c`est lui qui les choisissait. Un raisonnement à la fois simpliste et méchant qui a pourtant produit des effets au-delà des espérances des re(b)fondateurs. La fin ne justifie-t-elle pas les moyens ? Et n`y a-t-il pas des  » coups d`Etat qui font avancer la démocratie  » ?  » Mille morts à gauche, mille morts à droite, moi j`avance « . Et monsieur Gbagbo et ses camarades ont beaucoup avancé dans leur volonté de faire des Ivoiriens, des clochards, tant les scandales, sous son régime, sont nombreux et ont pour titre : ALI BABA et les 40 voleurs.

Le premier à monter sur le plateau de tournage de ce film (ALI BABA et les 40 voleurs), tropicalisé à la sauce re(b)fondatrice, s`appelle Prosper Sia Popo. Le 27 août 2002, il réussit à pomper près de 2 milliards FCFA, dans les caisses de l`agence nationale de la BCEAO à Abidjan, en réalisant le plus grand hold-up de l`histoire de la Côte d`Ivoire. Face à ce coup, les re(b)fondateurs sont littéralement séduits. A tel point que quand les autorités burkinabè leur remettent un  » colis  » nommé Sia Popo en attirant leur attention sur l`imminence d`un mauvais coup contre notre pays, les re(b)fondateurs leur raccrochent au nez en criant :  » On est déjà au courant de tout « . La suite de cette irresponsabilité, on la connaît.

Inspirés par Sia Popo, les re(b)fondateurs rangent rapidement dans les placards, leurs slogans à deux sous et retrouvent leur vraie nature. La bonne gouvernance ne nourrissant (selon eux) que très lentement son homme. Considérant la survenue de la guerre seulement 23 jours après le coup de Sia Popo, comme un signe de Dieu, les re(b)fondateurs, profitant de la confusion qui s`ensuit, montent tous sur le plateau de tournage du film  » ALI BABA et les 40 voleurs « , plongent mains et pieds dans les caisses de l`Etat et mettent rapidement plusieurs milliards « en zone de confiance » gouvernementale. Leur grand chef (l`homme qui a crié Houphouët voleur), assiste au tournage du film en prodiguant de temps en temps, quelques sages conseils. Doucement, doucement les gars  » l`argent n`aime pas le bruit « . Mais, malgré tous les conseils du grand chef, quelques bruits de pillage dans la filière café cacao parviennent aux oreilles de quelques Ivoiriens qui se mettent à murmurer. Leurs murmures parviennent aux oreilles du grand chef qui s`étonne et s`indigne le mercredi 24 octobre sur les antennes de la télévision.  » Si la filière est mal gérée, ça ne regarde pas l`Etat et ce n`est pas l`argent de l`Etat qui est dilapidé. Nous, nous retirons, nous Etat (et l`Etat c`est moi, NDR) ; notre impôt. 250 milliards en 2005, 254 milliards en 2006. C`est ce qui est dans les caisses du trésor et c`est ça que nous dépensons. Le reste appartient à ceux qui gèrent la filière…Aujourd`hui, avec la réforme que nous avons faite, nous prenons notre impôt et le reste regarde ceux qui gèrent la filière. « . Avec ces propos clairs comme l`eau de roche, le grand chef (l`homme qui a crié Houphouët voleur), croyait en avoir fini avec les murmures du peuple (cet ingrat), sur les vols (planés) de ses camarades. Que nenni. Ce qui le rendit très, très furieux.  » Ce ne sont pas seulement mes compagnons qui volent « , avoue-t-il enfin, le mercredi 23 janvier 2008, sur les antennes de la télévision. Agacé, il ajoute : « Avant, je touchais 400.000FCFA. Aujourd`hui, je touche 8,5 millions (plus 70 milliards de fonds de souveraineté, NDR). Donc, je me considère (évidemment), comme riche. Je ne construis pas de maisons. Je ne fais pas des affaires (normale, avec 70 milliards annuels). Nous, on a vu des gens ici à vélo et puis on les a vus un an après la proclamation de l`indépendance, être riches. Nous avons vu les jaguars débarquer à Abidjan, les premières maisons en marbre. Donc (si mes camarades re(b)fondateurs volent et sont devenus les nouveaux riches), moi, je ne suis pas du tout dérangé. Parce qu`en fait (les Ivoiriens ont la mémoire courte), c`est un phénomène (les nouveaux riches), cyclique. Il y a des gens qui étaient pauvres et misérables et brusquement, devant nous, ils sont devenus riches. Donc, aujourd`hui, il y a d`autres (dont moi et un autre qui a dit qu`il ne sera plus jamais pauvre dans sa vie), qui étaient misérables et brusquement, devant nous, ils sont devenus (très) riches. La roue tourne. « . Selon donc monsieur Gbagbo (l`homme qui a crié Houphouët voleur), la notion de vol et d`enrichissement rapide se résume dans cette formule :  » Chacun mange à son tour. C`est notre tour « , donc fichez-moi la paix et laissez-nous voler en paix. Message reçu 5/5 par tous les re(b)fondateurs disséminés par le grand chef dans toutes les régies financières. Certains, qui connaissaient jusqu`aux moindres pensées du grand chef, n`avaient pas attendu ses déclarations de soutien pour aller négocier une grosse affaire (et pourtant ils disent qu`ils ne font pas d`affaires), de 100 milliards sur le dos des victimes des déchets toxiques. Dans un dossier publié par FRATERNITE MATIN en août 2007, on découvrit que les vraies victimes n`avaient rien reçu et continuaient de mourir en silence. Mais quand les vraies victimes, soigneusement omises se plaignent et organisent des marches pour réclamer leur indemnisation, le grand chef leur envoie d`abord des chiens bergers et des grenades lacrymogènes avant de se fâcher, sur les antennes de la télévision :  » il y a des gens qui pensent que être malades des déchets toxiques, c`est un métier…Nous, nous avons pris nos 100 milliards… « . Sous-entendu, circulez, vous n`aurez rien. Donc, monsieur Gbagbo, (l`homme qui a crié Houphouët voleur), a encouragé tous les vols sous son régime. Mais, soudain, réalisant l`ampleur des dégâts causés par ses propres déclarations sur l`économie du pays, et voulant se refaire une nouvelle virginité (oubliant qu`on ne retrouve jamais la virginité une fois qu`on l`a perdue), il ramasse quelques uns de ses amis et les expédie à la MACA. Quand, ces derniers, surpris par le sort qui leur est fait, le grand chef se fâche encore et les traite de voleurs :  » J`irai jusqu`au bout…Il s`agit de milliards qui ne sont ni dans les caisses de l`Etat, ni dans les poches des paysans « , déclare-t-il le 21 janvier 2009. Depuis quand l`Etat s`intéresse-t-il, après avoir prélevé ses impôts, à l`argent de la filière café cacao ? Mais, monsieur Gbagbo n`a pas fini de se fâcher que soudain, une bombe explose (oh surprise), à la Présidence de la République. Sa secrétaire particulière, madame Emilienne Gomé, vient d`escroquer 65 millions au DG de MTN. Là, le grand chef est très, très fâché. Voulant jouer lui-même le rôle d`ALI BABA face aux 40 voleurs, il sort son épée et coupe violemment la tête de sa voleuse (5 ans de prison ferme) de secrétaire. Mais la tête de la pauvre n`a même pas touché le sol qu`une autre bombe explose au palais. Des employés fictifs y sont payés depuis des années sans travailler. Tel est pris qui croyait prendre. Les Ivoiriens découvrent ahuris, que la caverne d`ALI BABA, c`est la Présidence de la République. Monsieur Gbagbo est solidement pris dans les mailles de ses propres contradictions. Et le régime de la re(b)fondation qui ne peut mettre le comportement de la secrétaire de monsieur Gbagbo sur le large dos de la guerre, s`est discrédité pour toujours. A présent, le peuple qui pleure, retient son souffle et attend le prochain scandale qui ne saurait tarder. Monsieur Laurent Gbagbo et ses camarades, en traitant Houphouët de voleur se sont présentés comme une poche de moralité et avaient promis de gouverner autrement la Côte d`Ivoire. Il n`y a aucun débat à ce sujet. En effet, aucun régime avant eux, n`avait obtenu des résultats aussi saisissants. ALI BABA ET LES 40 VOLEURS sont partout. Et le peuple, trahi, appauvri, humilié et abandonné, s`interroge : monsieur Gbagbo n`est-il pas le premier responsable de tous les vols commis par ses camarades ? « Le peuple t`a choisi. Toi aussi, avant de choisir qui que ce soit, il faut faire attention. Si tu choisis voleur, nous, on va t`appeler voleur. Tu seras le comptable de ton choix… ». Qui est l`impertinent qui a composé cette méchante chanson ?

S. EPICURE

Posté par slmh dans : DONNER VOTRE AVIS , 2 commentaires

Question: Pensez vous que la cote d’ivoire peut rebondir pour devenir l’elephant d’afrique après apres toutes les crises qu’elle a connue?

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